Représentation des « vieux » couples à la télé – mission impossible ?

Confessions of an Aca-Fan: The Official Weblog of Henry Jenkins.

Un autre article très intéressant du Pr. Jenkins, sur la représentation de couples mariés depuis longtemps sous représentés à la télé (américaine).

La situation est meilleure au Québec, je crois: je pense au couple des Parent, à Popa et Moman bien sûr… Mais dans les séries « dramatiques »?

La situations des couples de 19-2? Peu reluisantes. Pas de couple à long terme, mais des couples séparés, un fossé entre les hommes et les femmes. Il y a le couple des Rescapés, mais comment comparer une seule saison aux six de House ou aux 7 de Six feet under?

Est-ce que les couples qu’on voit à la télé reflètent la société, ou bien la société a-t-elle désappris à être en couple à force de ne voir que des fictions de couples en devenir ou de couples instables (qui s’aiment, se repoussent, s’aiment, se séparent)?

Les contes s’arrêtent toujours juste au moment où l’héroïne et le héros s’unissent enfin (ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants)… Sauf Barbe Bleue. Le mystère est entier sur ce qui fait qu’un couple demeure un couple, année après année. M. Jenkins évoque des vérités porteuses de sens: les deux personnes unies en couple évoluent constamment, s’épaulent et changent avec le temps. La relation interpersonnelle entre les deux personnes demeure tout aussi passionnante après la « séduction »…

Alors pourquoi avoir peur de « s’engager » avec succès? Qu’on pense à Booth et Tempe de Bones, ou Mulder et Scully des X-files, aux relations manquées de Star Treck Next Generation (Riker et Troï), de combien d’autre encore?

En même temps, qu’est-ce que j’aime voir, ou explorer? Un conte de fée, ou bien les failles, les moments où tout va de travers , l’Altérité de relations amoureuses compliquées et impossibles? Comment ne pas rêver devant les histoires tordues entre…

Claire et Charlie ou Jack et Kate de Lost

Nate et Brenda de Six feet under

Et combien d’autre encore, auxquels je ne pense pas aujourd’hui? Le coeur du cinéma, comme celui de la télé, n’est-ce pas la séduction, justement? Un jeu de charme et de tension, d’obstacles et d’insurmontables défis? De failles et de fractures, de ruptures et de conflits?

Qu’il soit intérieur ou extérieur, le conflit est la notion de base de toute histoire: la première porte à franchir pour avoir quelque chose à raconter…

A Historical Dissection Of ‘A Game Of Thrones’ Part I » MTV Geek

A Historical Dissection Of ‘A Game Of Thrones’ Part I » MTV Geek.

pour les fans de fantasy:
Une réaction/mise en contexte historique de la série du Trône de fer par une historienne spécialisée dans l’époque médiévale. Il est fascinant de faire les liens entre Histoire et histoire…


Je lis justement « Le Monde Médiéval » du National Geographic (Ça a le mérite d’être bien illustré, bien que répétitif dans les articles), et je découvrais les liens entre la Mosaïque sarantine de Guy Gavriel Kay et l’histoire de l’empereur Justinien et de son épouse Théodora. Fascinant de voir à quel point Kay s’est inspiré de l’histoire pour incarner ses personnages et organiser son récit! Les personnages auxquels je m’étais attachée dans la fiction, je les retrouvais ici, disséqués, sous d’autres noms, sans trop de romance, mais ayant eu une existence historique. Jusqu’à la révolte dans l’hippodrome entre les supporters des Verts et des Bleus, jusqu’aux origines de danseuse de la future impératrice… Comme dans un rêve éveillé, l’histoire et l’Histoire s’entre–révélaient sous mes yeux amusés.

Les liens entre l’histoire britannique médiévale et la fiction de Martin semblent plus ténus, plus mêlés, puisque les parallèles évoqués par Smith-Akel proviennent de diverses époques (mais dans le même « âge » historique). Martin, au lieu de s’inspirer d’un seul personnage et de s’attacher à son époque, semble s’être inspiré de divers personnages royaux… et de leurs luttes/trahisons pour prendre le pouvoir.

Je retiens cependant deux ou trois choses:
– le monde de Kay, bien que présenté comme fictif, est très incarné, dans ses décors, dans ses traces archéologique;
– l’accent est mis sur les relations humaines entre les personnages, et leur appartenance à leur époque (ils s’inscrivent dans un temps précis d’une histoire « parallèle » à celle de la terre); c’est un monde qui a un passé presque tangible, un futur qui se révèle peu à peu dans les autres romans qui se déroulent dans le monde de Fionvar. Une fantasy où la magie ne tient pas le premier rôle (sauf dans Tigane), toujours préoccupé par le plausible et l’équilibre précaire entre les faits magiques (ou merveilleux) et les faits logiques (ou historiques).

– le monde de Martin s’incarne différemment, c’est un monde au passé récent (ou flou), et où la magie est puissante, un monde beaucoup plus sombre et sanglant, ou la laideur et la loi du plus fort priment. Ses racines et influencent sont plus proches de celles de Stephen King que d’un historien… Un univers qui prend plus de liberté avec le « plausible ».

Couper la vie en 4 | Agence Science-Presse

Couper la vie en 4 | Agence Science-Presse.

Complexité de la vie… Je m’interroge sur la vie dans l’espace, et on continue de s’interroger sur la vie terrestre (comment la classifier, qu’est-ce qui définit la vie (cellulaire, bactérienne, virale). Je suppose que la première forme de vie que nous découvrirons dans l’espace sera bactérienne ou unicellulaire. Est-ce qu’un réseau de cellules pourrait développer une conscience, comme un réseau de neurones, même sans être contenus dans une peau comme nous ?

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