Une journée à regarder des images… Tour de galeries!

Joli!

Un coup d’oeil vaut la peine! Un traitement informatique, mais des personnages de fantasy convaincants… Voir les images.

Une artiste à découvrir: Mélanie Landry. J’aime ses clairs-obscurs, son traitement de la lumière. Elle a un petit quelque chose d’elfique et de mystérieux… Si j’étais riche, je lui commanderais une fresque! J’aimerais inclure de ses images directement ici, mais je n’y arrive pas, alors allez voir son site!

Et un autre univers qui m’inspire… Une imagerie pleine de bonheur et de rêves, de cauchemars aussi: Mélanie Allard. Tout un trait de crayon! Une magie qui tend vers le merveilleux, avec une précision anatomique. Wow! Même chose, un petit détour par son site vaut la visite! Une visite sur son blog s’impose aussi, pour des images de monstres et de tentacules: blog de Mélanie.

Le Congrès Boréal 2011

affiche du congrès boréal 2011

Une fin de semaine de réflexion qui a bien rempli mon éponge! Une très bonne organisation, beaucoup de tables rondes, qui ont suscité un bon nombre de discussions et de questions. Là où il y a du doute, il y a de l’espoir!

Qu’ils soient auteurs, écrivains, réalisateurs ou musiciens, les artistes (dont je fais partie) se questionnent: où est la nouveauté? L’originalité est-elle possible? La représentation des femmes dans les récits a-t-elle changé? Que révèle le processus créatif d’une oeuvre? Qu’est-ce qui prime dans la création (ou la réception) d’une oeuvre: le fond, ou la forme?

Bien que provenant d’un univers parallèle à l’écriture, j’étais loin d’être en territoire inconnu. Le cinéma, les arts médiatiques traitent aussi de récits, de narration. Les personnages, les décors, les atmosphères et l’imaginaire sont notre matière, les outils diffèrent… un peu.  Écriture instantanée, cadavre exquis, kino cabaret ou cinéma à relais, on joue aux mêmes jeux. Nous existons pour raconter. Parfois, les vases clos me font peur, ces segmentations d’univers qui se touchent sans se reconnaître, comme si l’existence des uns menaçait celle des autres… Prédateurs–conteurs, à la poursuite de la même proie–public, se partageant un territoire aux ressources trop limitées, le territoire culturel.

Comment se distinguer? Comment développer une voix? Comment demeurer authentique? Épurer, sculpter, modeler le texte. Lui donner un rythme, une musique. Le faire migrer, d’une plate-forme à l’autre. S’inspirer puis se détacher de ce qui a déjà été raconté. De toutes les façons possibles, et sur tous les territoires. Les arts sont perméables, puisque les artistes sont des éponges.

Ne jamais perdre de vue le plaisir du texte, le goût des mots. De toute façon, je suis possédée. Je tends les bras vers le train qui est déjà passé et je cours, démente, pour le rattraper, en me répétant qu’il n’est pas trop tard.