Jusqu’au 16 février au Studio XX

Au 4001, rue Berri à Montréal, Petites incursions entre les ailes des féesprend tout l’espace disponible au Studio XX. J’ai été vraiment bien accueilli, et je suis parvenue à mettre en valeur chacune des trois parties de mon installation. Le dispositif est efficace, et force le spectateur à franchir le seuil de l’image avant de parvenir à la ronde des fées. Les projections  couvrent une surface appréciable, et les menus détails filmés prennent une ampleur qui change notre relation au monde perçu. La qualité des projecteurs a décidément un impact majeur sur la qualité des images projetées!!!

fleur mauve
image tirée de Petites incursions entre les ailes des fées

J’ai hâte de voir si j’ai des commentaires dans mon petit cahier de notes. J’ai laissé le carnet de production à la disposition du public, afin qu’il puisse découvrir l’envers du décor, s’il le souhaite. À travers les notes accumulées depuis le printemps 2008, jusqu’au divers ajustements avant chaque présentation, le spectateur peut ainsi avoir un accès privilégié au processus de création de l’oeuvre qu’il va visiter. Je me demande si les spectateurs le consultent…

image tirée de la vidéo Petites incursions entre les ailes des fées
Créatures autour d'un chaudron

Pour consulter des images de mon installation prises par le Studio XX:
Présentation d’artiste | Studio XX
Studio XX – Vernissage

Rencontres cinématographiques de Québec…

Sur le vif…

Rencontres cinématographiques de Québec: Speed dating: rapide, efficace. La glace est brisée, tout le monde est dans le même état fébrile de rencontre: on cherche à élargir son réseau, de part et d’autre. On connait de vue, on s’est croisé un jour où l’autre, et oui oui, on est encore en « business », et oui oui, on cherche du travail dans le milieu…
Une bonne idée, orientée production, à la manière actuelle, business, « right to the point ».
Comme un cheveu sur la soupe, carte d’affaire en main, je fais mon possible, comme tout le monde, en essayant de me convaincre que je suis une vraie.
À suivre!
Je crois quand même sincèrement que derrière une caméra, j’ai un oeil qui se démarque, et que je vaux bien n’importe quel caméraman. Non mais!

Cinélive

Cinélive interactif

J’aime:

Fred Lebrasseur sur scène, la communication entre lui, les autre musiciens et John Blouin. Fred Lebrasseur maître du public, chef d’orchestre qui dirige une meute indisciplinée, ivre et « en business ». J’aime le contraste entre l’homme à barbe/ chapeau style brun et la foule qu’il a à diriger, jusqu’à lui faire imiter la jungle, mine de rien, comme il s’il dirigeait un troupeau d’enfants pendant la semaine de relâche (pareil).

J’aime la musique libre, le flux d’images qui nourrit les ondes sonores qui influencent (idéalement) les images… J’aime le son des projecteurs film ( on aurait pu en prendre plus et plus! bruit de mécanismes, de roues, de film qui se défile, qui s’enroule au bout de sa bobine, image qui passe au blanc, à la lumière…).

J’aime Andrée Bilodeau les yeux fixés sur l’écran, qui suit la lumière au bout de ses doigts, qui lit l’écran comme une partition sensible. J’aime son violon à l’écoute, tantôt rythme tantôt plainte, en symbiose.

J’aime les doigts de René Lussier qui vibrent en attendant la nute où ils peuvent enfin prendre leur essor, glisser le long des codent et placer leur exclamation au dessus du point.

J’aime la lumière des projecteurs, les silhouettes qui se recoupent et qui s’embrassent, floues et définies, comme des vaisseaux sanguins qui répondent aux battements d’un coeur.

J’aime le coup d’oeil échangé entre John et Fred, harmonique.

J’aime aussi le jeu de la messagerie, petites blagues photographiques et textuelles lancées comme au hasard, cadavre exquis survenant à l’écran comme un happening retrouvé.

Je n’aime pas:
la fausse interactivité – je ne suis créatrice de rien, sans outil et sans moyen – je suis spectatrice, sans téléphone intelligent. Et même si j,en avait un, mes images ne se seraient pas rendues jusqu’aux musiciens, puisqu’ils improvisent sur des images choisies par le projectionniste.

Ce que j’aurais aimé:
Avoir les mains dedans, mettre de la couleur, tirer sur le film, jouer de la bobine ou du micro.
Mais non, on ne peut pas faire ça quand c’est l’oeuvre d’un autre.

Une chance que j’ai un kodack dans les mains demain!

Liens pour John Blouin (projo): sur youtube et SAT
Lien pour Fred: MySpace