La tournée brésilienne… suite!

Dans la salle de la Bande Vidéo, une installation de Leticia Ramos: Escafandro/diving gear

escafandro/diving gearUn concept fascinant, qui donne un résultat poétique d’une simplicité et d’une efficacité remarquable. L’artiste s’est promenée dans la ville de Québec sous la pluie, armée d’un parapluie équipé de 4 caméras photos 35mm. Déclenchant les photos à l’aveuglette, au hasard de sa déambulation, l’artiste a capté le paysage en le morcelant, entre l’abstraction et le fragment réaliste. Arbres, fenêtres, flaques d’eau, poteaux, feuilles… sont juxtaposés par la numérisation et l’animation en courtes séquences montées en boucles.

Ensuite, en galerie, deux projections couvrant deux murs entiers magnifient ces fragments tout en leur donnant un rythme syncopé. Le parapluie surmonté de ses caméras trône, accroché au bout d’un fil. On peut le prendre, l’essayer. On voit alors notre ombre s’inscrire dans la projection: le spectateur habite le paysage déconstruit. Une musique de pluie emplit la pièce, constante. Les images défilent, en tons de gris, et la notion du temps disparaît.

Une installation fort réussie, qui a touché mon imaginaire… J’ai senti une démarche fort proche de la mienne!
Alors, allez donc y faire un petit tour, pour ressentir le paysage autrement!

Jusqu’au 11 juin, dans la galerie de La Bande Vidéo

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Une journée à regarder des images… Tour de galeries!

Joli!

Un coup d’oeil vaut la peine! Un traitement informatique, mais des personnages de fantasy convaincants… Voir les images.

Une artiste à découvrir: Mélanie Landry. J’aime ses clairs-obscurs, son traitement de la lumière. Elle a un petit quelque chose d’elfique et de mystérieux… Si j’étais riche, je lui commanderais une fresque! J’aimerais inclure de ses images directement ici, mais je n’y arrive pas, alors allez voir son site!

Et un autre univers qui m’inspire… Une imagerie pleine de bonheur et de rêves, de cauchemars aussi: Mélanie Allard. Tout un trait de crayon! Une magie qui tend vers le merveilleux, avec une précision anatomique. Wow! Même chose, un petit détour par son site vaut la visite! Une visite sur son blog s’impose aussi, pour des images de monstres et de tentacules: blog de Mélanie.

La grammaire est une chanson douce

illustration de: Bigre!

En prenant le livre, je ne m’attendais à rien. Quelle agréable découverte! Une histoire de naufrage poétique, avec des lettres de scrabble éparpillées partout en mer, et deux enfants rescapés sur une île du sud, qui redécouvrent la langue. Pas n’importe laquelle: la langue française. Un livre que je donnerai à lire à mes filles, parce que la langue est belle, les images sont fortes et emportent l’imaginaire dans des contrées ludiques proche de l’enfance, et de la langue qui nous définit.

Des aquarelles ponctuent le livre, colorées et juste assez évocatrices pour illustrer sans tout donner.

En tant qu’amoureuse des mots, de la grammaire et de la langue, en tant que joueuse de Scrabble acharnée, j’ai été conquise par cette contrée magique, où une vieille dame murmure les mots rares afin qu’ils ne disparaissent pas, où une boutique s’appelle: Au vocabulaire de l’Amour (Tarif réduit pour les ruptures), où il y a une ville interdite aux humains, habitée seulement de mots libres, qui se regroupent en tribus et se marient, où la musique de la guitare et le langage des notes forment une nation complémentaire et nécessaire…

Un livre empli de mots rares accompagnés de leur définition, une histoire qui parle de grammaire et de l’union des mots, mais aussi d’une petite fille qui aime et déteste son frère, et qui a du mal à accepter que ses parents soient séparés. Un récit avec tellement de belles phrases, qu’on en ressort un peu ivre, avec le goût de relire, et de lire, et d’écrire…

Un livre à partager, avec les enfants sans aucun doute, mais aussi avec ceux qui aiment les mots et leur pouvoir poétique!


Erik Orsenna: un site très sympathique!